jeudi 9 avril 2015

[ Série ] American Horror Story - Asylum

Hebergeur d'imageTitre : American Horror Story
Saison : 2 - Asylum
Crée par : Ryan Murphy, Brad Falchuk
Distribution : FX
Année de production : 2012
Nombre d'épisodes : 13
Durée d'un épisode : 43 min
Résumé : En 1964, Sœur Jude dirige d'une main de fer la clinique psychiatrique de Briarcliff aux alentours de Boston jusqu'à ce que les patients, qui font l'objet d'expérimentations secrètes et particulièrement cruelles, se rebellent contre l'autorité en place. L'arrivée d'un nouvel élément perturbateur, surnommé "Bloody Face" et dont on dit qu'il a décapité et dépecé trois femmes, dont sa petite amie, entraîne une escalade de violence...


Mon avis : ★★★★☆ (4/5)

  Si vous voulez connaitre mon avis sur la première saison, je vous invite à lire ma critique en cliquant ici !

Conquise par la première saison, j'ai attendu peu de temps pour regarder la deuxième. C'est celle qui m'intriguait le plus car elle se passe dans un asile psychiatrique des années 60 dirigé par des nonnes, et les affiches promotionnelles sont vraiment magnifiques. On va donc découvrir l'institution psychiatrique avec l'arrivée du tueur en série Bloodyface et l'internement d'une journaliste dérangeante (et pour eux, dérangée). Une multitude de sujets seront exploités ici, comme la religion, la sexualité, la place de la femme, la corruption, les traitements de l'époque (dont les fameux électrochocs), les expérimentations médicales, les possessions diaboliques... j'ai beaucoup aimé les intrigues, intéressantes, recherchées et très bien travaillées, mais pour certaines, j'aurais préféré qu'ils s'abstiennent (des extraterrestres au milieu de tout ça, c'était nécessaire? Idem pour le devenir de certaines expérimentations qui était mal exploité... ça dessert plus la série qu'autre chose).

Au niveau de l'esthétique, rien à redire, c'est parfait. J'ai apprécié le jeu sur les tonalités de couleurs au niveau des transitions passé, présent de 1960 et futur (2013). Le générique est génial et la chanson "Dominique nique nique" fait extrêmement bien son job au fil des épisodes et l'ambiance est rapidement mise en place.

Au niveau du casting on découvre de nouveaux acteurs, tout en gardant Jessica Lange, qui nous propose à nouveau une prestation incroyable, Zachary Quinto, Evan Peters, Lily Rabe, Frances Conroy, etc. Les personnages sont fouillés, leurs histoires touchantes voir révoltantes, et diversifiés : innocents, coupables, psychotiques, névrosés, corrompus, possédés, puissants puis réduits à néant.

J'ai vraiment apprécié cette saison, l'ambiance malsaine était au rendez-vous et certaines intrigues m'ont beaucoup plu. La série aurait gagné à ne pas s'éparpiller autant mais la qualité des acteurs relève le tout et me laisse une très bonne impression. J'ai hâte de voir ce que nous réserve la saison 3.

mardi 7 avril 2015

[ Livre ] Le laboratoire aux serpents - Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

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Titre : The Reptile Room (Le laboratoire aux serpents)
Auteur : Lemony Snicket
Éditions : Broché chez Egmont
Nombre de pages : 190
Tome : 2
Résumé : Cher lecteur, Si tu cherches une lecture gentille, je crains que tu n'aies pas pris le bon livre. Le récit que voici fait sourire au début : un oncle fantaisiste, des reptiles fascinants... Hélas ! ce début est trompeur, et les orphelin Baudelaire vont connaître bien des misères : une odeur détestable, un serpent venimeux, un accident de voiture, un cadenas rétif et le retour d'une personne qu'ils espéraient bien ne plus jamais revoir. Je me suis juré quant à moi de relater ces tragiques événements, mais libre à toi, cher lecteur, de refermer ce volume et de choisir quelque chose de plus drôle. Avec mes sentiments respectueux, Lemony Snicket.  

Mon avis : ★★★☆☆ (3,5/5)

 Attention ! Je vais parler d'un deuxième tome, il risque d'y avoir des spoilers, bien que j'essaye d'éviter au maximum ceux-ci. Si vous voulez connaitre mon avis sur le premier tome, je vous invite à lire ma chronique en cliquant ici !

Durant le mois de mars, j'ai continué la saga des Orphelins Baudelaire en lisant le tome 2. Dans ce tome, ils rencontrent un autre de leur parent éloigné qui sera leur tuteur. Cultivé, aventurier et bien plus sympathique que Comte Olaf, les enfants pensent enfin avoir trouvé du réconfort. Mais comme l'auteur nous le répète souvent, ce n'est pas une histoire heureuse, et leur bonheur sera de courte durée. 

Le laboratoire aux serpents n'a pas été un tome rempli de surprises car l'histoire était déjà mentionnée dans le film. Toutefois, ça ne m'empêche pas de trouver l'histoire injuste et d'avoir de la peine pour nos trois protagonistes. J'ai apprécié que Prunille soit plus présente, ainsi que le courage des enfants face aux évènements qui se présentent.

C'est assez original et ça pourra plaire aux plus jeunes, et je le conseille aussi aux personnes appréciant la jeunesse et voulant se lancer dans la VO. La lecture est abordable grâce au vocabulaire et aux définitions de l'auteur quand il place un mot  un peu plus difficile, c'est rapide à lire et les petites touches d'humour sont appréciable.

Je pense lire le troisième tome au mois d'avril, et je suis sûre de passer un bon moment sans prise de tête.

samedi 4 avril 2015

[ Film ] Big Eyes

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Titre : Big Eyes
Réalisé par : Tim Burton
Distribution : The Weinstein Company (USA), StudioCanal (France)
Année de production : 2015
Durée  : 1h47
Résumé : BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail. 

Mon avis : ★★★★☆ (4/5)

Tim Burton étant mon réalisateur préféré, j'avais hâte d'aller voir son nouveau film. Pour ceux qui me connaissent, ce n'est pas un secret : j'aime beaucoup sa patte et son univers graphique. Bien que certains de ces derniers films m'ont un petit peu déçue (Dark Shadows est un bon exemple), je suis toujours aussi enthousiaste à l'idée découvrir ses nouvelles réalisations (surtout quand j'ai l'occasion d'aller le voir au cinéma en VO).

Si vous détestez Burton, ne rayez pas ce film de votre liste car il ne ressemble pas du tout à ce qu'il fait d'habitude. C'est un film classique, très réaliste (on s'y attendait un peu venant d'une histoire tirée de faits réels), dans lequel on ne retrouve que très peu l'univers Burtonnien. Le film s'ouvre sur une banlieue qui ressemble fort à celle d'Edward aux mains d'argent, on peut voir une scène similaire à celle du début de Charlie et la chocolaterie quand les copies des œuvres de Keane passe sous presse, et enfin la scène dans le supermarché avec les personnes ont les yeux de ses œuvres sont les scènes qui contiennent le plus la patte de Burton. Bon, certes, y a des clins d’œils par-ci et par-là, et on peut aussi voir des similarité dans le contenu (les années 50, la difficulté d'acceptation de la différence qui mène parfois au rejet, ...) mais si je découvrais le film sans savoir que c'était Burton aux commandes, j'aurais eu plus de mal à le deviner par rapport à d'habitude.

Parlons des acteurs maintenant ! Et ben, ils sont vraiment très bons ! J'ai pris plaisir à détester Mr Keane, joué par Christoph Waltz, tant sa prestation était bonne à mon sens (parfois surjoué mais moi j'ai adhéré). J'ai aussi été touchée par Amy Adams, naïve au début et qui affronte enfin son mari et le regard des autres à la fin. Ca change des acteurs habituels mais c'est un changement bienvenu ici.

Pour ce qui est de la bande son, je n'ai pas grand chose à redire concernant Danny Elfman, par contre j'ai eu un peu plus de mal avec la chanson éponyme de Lana Del Rey... je crois qu'elle serait mieux passée au générique fin. Bref, à part ça, j'ai aimé la bande son.

J'ai vraiment apprécié le film, même si j'aurais aimé une fin plus satisfaisante en ce qui concerne l'après révélation. L'histoire mérite vraiment d'être connue et est très bien contée ici, et c'est ce qui est le plus important au final. Je vous le conseille, mais si vous y allez en espérant voir du Burton tout craché, vous risquez d'être déçu.

jeudi 2 avril 2015

[ Livre ] Ce qui nous lie

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Titre : Ce qui nous lie
Auteur : Samantha Bailly
Éditions : Format poche chez Milady
Nombre de pages : 284
Tome : Unique
Résumé : Alice a un don. Elle a la capacité de voir les liens entre les individus. Les attaches lui apparaissent sous forme de fils lumineux, qui tissent une cartographie des relations affectives. Impossible d'expliquer l'origine de ce phénomène. Manifestation surnaturelle? Hallucination ? La jeune femme a appris à vivre avec dans le plus grand secret. C'est alors qu'elle rencontre Raphaël, son nouveau manager. La voilà qui s'éprend du seul homme dont elle ne peut voir les liens...



Mon avis : ★★★★☆ (4/5) 

Début mars, je devais piocher mon challenge mensuel dans ma book jar et je suis tombé sur "lire un livre que l'on vous a offert", et ça tombait plutôt bien car j'ai reçu Ce qui nous lie pour le nouvel an de la part de mes parents ! 

J'ai tout d'abord adoré l'écriture de Samantha Bailly. Ses phrases courtes, la douceur, le rythme du récit, le vocabulaire, le fait qu'on navigue entre passé, présent et futur... ça se lit bien et surtout très très vite. Je l'ai entamé dimanche début d'après-midi et je l'ai terminé l'après-midi même. 

J'ai été surprise durant ma lecture car je pensais lire une romance, or ce n'est pas le cas. Je n'ai pas été déçue du tout mais je peux comprendre la déception de certains vu qu'il est classé comme tel. J'ai apprécié l'histoire.et le côté un peu fantastique apporte vraiment un petit plus, surtout qu'il est très bien utilisé et bien construit. J'ai aimé Alice, sa personnalité, ses pensées, ses peurs et surtout son évolution. On passe d'une personne brisée qui se sert de son don pour assouvir une revanche personnelle à une personne épanouie qui arrive à enfin laisser le passé derrière elle, grâce à de nouveaux amis et à une "reprise en main" de sa vie.

Pour les personnages secondaires, j'ai plus accroché à ses collègues comme Sébastien, Shamin et Romain plutôt qu'à Raphaël. Ils sont au début caricaturaux, puis ils sont décrits avec plus de profondeur. Je les ai trouvé sympas, drôles, touchants et j'ai apprécié voir leur évolution tout autant que celle d'Alice. Je regrette juste un peu la fin que j'ai trouvé trop rapide et peut-être pas assez aboutie à mon goût. Toutefois, j'ai passé un très bon moment et je vous le conseille si vous hésitez encore.